
1. Valse avec Bachir, de Ari Folman
Merveille d'intelligence, de sensibilité et d'imagination.
2. Be kind, rewind, de Michel Gondry
Je suis d'accord avec le commentaire de Balthazar Castiglione (voir post précédent sur le même blog - sauf pour le côté brouillon, ah et c'est un chef d'oeuvre disons-le).
3. Two Lovers, de James Gray
Par le seul réalisateur américain marxiste, romantique et lacanien. L'histoire d'un amour à la fois humble et splendide.
4. Mister Lonely, d'Harmony Korine
Sujet impossible et pourtant le miracle se produit. Après tout, l'art c'est de la religion.
5. Les Sept Jours, de Ronit et Shlomo Elkabetz
Vive la famille.
6. A Bord du Darjeeling Limited, de Wes Anderson
La grâce. Bientôt au Louvre, départment de la Renaissance Italienne.
7. Vicky Christina Barcelona, de Woody Allen
Qu'on arrête de dire : Ce n'est pas son meilleur. Bon, ça va. On a compris. Il y a des tas de choses qui ne vont pas. Ok. Mais cet homme est un génie, alors arrêtez de râler. C'est un très beau film, subtil (je veux dire plus subtil que l'agitation des Américaines ; c'est un film à regarder comme un tableau, des détails apparaissent que l'on avait pas remarqué la première fois, et qui donnent un sens auquel on n'avait pas pensé. Mais bon on peut toujours regarder l'Annonciation de Francesco del Cossa en disant "pff encore une annonciation"). Et cette actrice blonde dont le nom m'échappe est excellente.
8. Un conte de Noël, d'Arnaud Despleschin
Je crois que j'aime tous les films de cet auteur. Bien sûr que je n'aime pas plusieurs choses dans ce film. Mais quand on est amoureux d'une fille est-ce qu'on dit ses défauts au monde entier ? Non, je ne crois pas.
9. Step brothers, d'Adam Mc Key
Dans la lignée de De l'influence des rayons gamma sur la croissance des marguerites (Paul Newman) et de Ordinary People (Robert Redford - que l'on peut aussi citer pour avoir joué dans les deux meilleurs reprises non-sorties au cinéma cette année, deux chefs d'oeuvre : Pat Garrett et le Kid -avec Newman et Nos Plus Belles Années, de Pollack (The Way We Were : avec Streisand, j'aime ce film ! il faut le voir vraiment vraiment). Ce film se révèlera (on peut dire ça de l'ensemble des films de la bande Apatow) comme tenant la même place dans l'histoire du cinéma que les écrits de Barthélémy Prosper Enfantin dans celle de la critique sociale.
10. The Rocker, de Peter Cattaneo
Rien d'aussi émouvant depuis le Voleur de bicyclette (les deux films ne sont pas sans rapport). Et puis, ça me rappelle pas mal d'amis de ma jeunesse banlieusarde (et sans doute moi aussi... même chose pour Step Broters).
11. (un top 10 a toujours plus de 10 films, c'est la règle) Wall-E
Seulement la première partie, la deuxième est désolante de convention.
Les deux films que j'aurais aimé voir : Quatre Nuits avec Anna de Jerzy Skolimovski (tiens et Wonderful Town dont Balthazar parle très bien). Et le Depardon. Je ne parle pas des films que je n'ai pas aimé. Si je devais en parler, une mention spéciale reviendrait à Let's get Lost de Bruce Weber. Comme tout le monde semble aimer ce film, je peux le critiquer sans paraître m'attaquer à un pauvre film sans défense. Je vais tenter d'être mesuré. Je le trouve horrible. Le moment où Weber fait dire à la mère de Chet Baker combien il était un mauvais fils, combien il a été une déception... C'est simplement dégueulasse. Dans la continuité, la manipulation des femmes de la vie et des enfants de Chet est glaçante. On ne peut pas faire comme si, comme si des saloperies dans un film (dans un documentaire et de la part du réalisateur) pouvaient être oubliées parce qu'il y a de belles images et du talent (sur un autre blog, j'ai parlé de Lenie Riefenstahl, j'exagère, mais il y a de ça). Ethique et esthétique ne sont pas séparables. Voir les films de Depardon. Ou voir le beau documentaire de Charlotte Zwerin sur Monk, Straight no Chaser.
Pour terminer ce top 10 de l'année, il faudrait parler des séries géniales découvertes cette année, comme In Treatment et Mad Men. Un jour, on les trouvera à la Cinémathèque.
Merveille d'intelligence, de sensibilité et d'imagination.
2. Be kind, rewind, de Michel Gondry
Je suis d'accord avec le commentaire de Balthazar Castiglione (voir post précédent sur le même blog - sauf pour le côté brouillon, ah et c'est un chef d'oeuvre disons-le).
3. Two Lovers, de James Gray
Par le seul réalisateur américain marxiste, romantique et lacanien. L'histoire d'un amour à la fois humble et splendide.
4. Mister Lonely, d'Harmony Korine
Sujet impossible et pourtant le miracle se produit. Après tout, l'art c'est de la religion.
5. Les Sept Jours, de Ronit et Shlomo Elkabetz
Vive la famille.
6. A Bord du Darjeeling Limited, de Wes Anderson
La grâce. Bientôt au Louvre, départment de la Renaissance Italienne.
7. Vicky Christina Barcelona, de Woody Allen
Qu'on arrête de dire : Ce n'est pas son meilleur. Bon, ça va. On a compris. Il y a des tas de choses qui ne vont pas. Ok. Mais cet homme est un génie, alors arrêtez de râler. C'est un très beau film, subtil (je veux dire plus subtil que l'agitation des Américaines ; c'est un film à regarder comme un tableau, des détails apparaissent que l'on avait pas remarqué la première fois, et qui donnent un sens auquel on n'avait pas pensé. Mais bon on peut toujours regarder l'Annonciation de Francesco del Cossa en disant "pff encore une annonciation"). Et cette actrice blonde dont le nom m'échappe est excellente.
8. Un conte de Noël, d'Arnaud Despleschin
Je crois que j'aime tous les films de cet auteur. Bien sûr que je n'aime pas plusieurs choses dans ce film. Mais quand on est amoureux d'une fille est-ce qu'on dit ses défauts au monde entier ? Non, je ne crois pas.
9. Step brothers, d'Adam Mc Key
Dans la lignée de De l'influence des rayons gamma sur la croissance des marguerites (Paul Newman) et de Ordinary People (Robert Redford - que l'on peut aussi citer pour avoir joué dans les deux meilleurs reprises non-sorties au cinéma cette année, deux chefs d'oeuvre : Pat Garrett et le Kid -avec Newman et Nos Plus Belles Années, de Pollack (The Way We Were : avec Streisand, j'aime ce film ! il faut le voir vraiment vraiment). Ce film se révèlera (on peut dire ça de l'ensemble des films de la bande Apatow) comme tenant la même place dans l'histoire du cinéma que les écrits de Barthélémy Prosper Enfantin dans celle de la critique sociale.
10. The Rocker, de Peter Cattaneo
Rien d'aussi émouvant depuis le Voleur de bicyclette (les deux films ne sont pas sans rapport). Et puis, ça me rappelle pas mal d'amis de ma jeunesse banlieusarde (et sans doute moi aussi... même chose pour Step Broters).
11. (un top 10 a toujours plus de 10 films, c'est la règle) Wall-E
Seulement la première partie, la deuxième est désolante de convention.
Les deux films que j'aurais aimé voir : Quatre Nuits avec Anna de Jerzy Skolimovski (tiens et Wonderful Town dont Balthazar parle très bien). Et le Depardon. Je ne parle pas des films que je n'ai pas aimé. Si je devais en parler, une mention spéciale reviendrait à Let's get Lost de Bruce Weber. Comme tout le monde semble aimer ce film, je peux le critiquer sans paraître m'attaquer à un pauvre film sans défense. Je vais tenter d'être mesuré. Je le trouve horrible. Le moment où Weber fait dire à la mère de Chet Baker combien il était un mauvais fils, combien il a été une déception... C'est simplement dégueulasse. Dans la continuité, la manipulation des femmes de la vie et des enfants de Chet est glaçante. On ne peut pas faire comme si, comme si des saloperies dans un film (dans un documentaire et de la part du réalisateur) pouvaient être oubliées parce qu'il y a de belles images et du talent (sur un autre blog, j'ai parlé de Lenie Riefenstahl, j'exagère, mais il y a de ça). Ethique et esthétique ne sont pas séparables. Voir les films de Depardon. Ou voir le beau documentaire de Charlotte Zwerin sur Monk, Straight no Chaser.
Pour terminer ce top 10 de l'année, il faudrait parler des séries géniales découvertes cette année, comme In Treatment et Mad Men. Un jour, on les trouvera à la Cinémathèque.
(Ce post est dédié à Fernet Branca du blog La Cadillac, les jolies filles et le chocolat. Tout ça c'est du jeu aussi, c'est agréable.)
Martin Page